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Créée en 2003 afin d’apporter sa pierre à l’édifice du développement de l’Afrique, Génaf a toujours affiché sa volonté de lutter contre les inégalités, la pauvreté et d’œuvrer en faveur d’un monde plus solidaire : c’est dans ce contexte que s’inscrit son implication en Afrique subsaharienne.
Dans le cadre de son action globale en faveur du développement et pour une émancipation économique de l’Afrique, Génaf se joint à l’ensemble des pays africains pour soutenir la célébration de cette Journée Mondiale de l’Afrique, ce 25 mai, date fixée en référence à la signature des accords de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) le 25 mai 1963.
Symbole du combat mené par l’ensemble des pays africains, hier pour leur libération et aujourd’hui pour leur développement et leur progrès économique, cette journée, déclarée fériée sur l’ensemble des Etats africains de l’OUA, est devenue une véritable tradition et plus encore une réelle motivation pour continuer et mener à bien ce qui a été commencé. C’est l’occasion pour chaque pays africain d’organiser des événements pour favoriser le rapprochement entre les peuples africains et renforcer l’unité du continent pour un développement globale et uniforme.
Berceau de l’humanité, l’Afrique regorge de véritables richesses et représente un carrefour de nombreux peuples et traditions. Avec une superficie totale de 30 millions de km 2, ce continent représente plus de 20% des terres émergées et regroupe un milliard habitants sur l’ensemble du territoire, chiffre qui pourrait doubler au cours du siècle.
Cependant, comme le souligne très justement le site www.journee-mondiale.com, beaucoup reste encore à faire car « l’Afrique cumule encore aujourd’hui de tristes records : PIB par habitant le plus bas du monde et l’évolution actuelle ne corrige en rien le chiffre malgré les extraordinaires ressources naturelles dont regorge le continent africain. L’endettement du pays reste très lourd faute d’un développement économique harmonieux. La pénurie d’eau potable demeure un sujet de préoccupation et ses conséquences sur la santé des populations sont importantes. Le sida quant à lui fait de réels ravages et le continent africain présente le plus fort taux de séropositivité au monde. » Et 45% des enfants non scolarisés dans le monde se trouvent en Afrique, dont 13 millions en Afrique subsaharienne.
D’énormes efforts restent encore à faire, il ne faut donc pas relâcher le combat, il faut continuer à œuvrer pour qu’un jour eux aussi puissent vivre normalement.
Tous ensemble pour l’Afrique.
Aurélie C
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Deuxième opus de la Chaire “Savoirs contre pauvreté” du Collège de France, et après Esther Duflo l’an dernier c’est Peter Piot qui s’y colle pour quelques mois. Le cours qui sera dispensé de janvier à mars est intitulé L’épidémie du Sida et la mondialisation des risques.
L’accès aux cours du Collège de France est libre, et l’expérience et le niveau des intervenants sont proprement remarquables. La conséquence directe, j’en ai fait l’expérience, est qu’il faut arriver bien en avance pour avoir une place… ( – :
Heureusement, pour ceux que les horaires des cours n’arrangent pas, les leçons de la Chaire “Savoirs contre pauvreté” sont intégralement filmées et diffusées sur le site de l’institution, généralement dans les heures qui suivent.
Je crois (en me basant sur les cours d’Esther Duflo l’an dernier et sur le programme de Peter Piot cette année) que les cours de cette chaire seront abordables pour l’auditeur simplement intéressé par le développement mais non spécialiste.
Si certaines ou certains d’entre vous assistent à l’un ou plusieurs des cours de cette année, je serais ravi d’avoir leurs retours et d’en discuter avec eux !
Eric
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C’est le titre d’une campagne mondiale de photographies, organisée par le Centre international de stratégies pour une croissance pour tous (ça passe mieux en anglais : International Policy Centre for Inclusive Growth). L’idée est de donner un autre visage au développement et à l’aide humanitaire, qui sont très souvent présentés et mis en visibilité par des photos terribles.
Personnellement je crois qu’il faut montrer les deux. En tout cas si vous avez des photos qui correspondent, n’hésitez pas à les envoyer, c’est très simple et rapide via un petit formulaire bien fait, sur le site de la campagne en question.
Extrait d’un commentaire sur un billet d’ideas4development, qui décrit plus profondément l’idée au coeur de cette campagne photographique (ça a le mérite d’être bien écrit : )
Well-being is a complex concept. Different from the economic orthodoxy we live in, the fields of philosophy and psychology have been more daring in asking what truly makes development. Plato, Aristotle, Confucius, Jung, Kant, Goethe and many other daring thinkers would agree that actual development lies in the ‘flourishment of human beings.’ To them, reason and the ideals of justice, good and beauty should guide the human experience, enabling thus the collective experience to evolve. In this sense, education would be crucial to facilitate that journey into ‘being’, where listening, giving and learning would be the tools for allowing the heart to speak.
True people in the sense of empowered, giving and generous beings make sustainable economies and give way to real development. The missing ingredient is always the human factor, so much spoken of and so little acknowledged in development policies. The quest of men and women is to master themselves, reaching up to the most they can achieve – that is what the ancient traditions tell us since the beginning of recorded history. If we struggle to achieve and acknowledge this powerful spark of the human experience, poverty is condemned to be made history. Behind all the different life stories and struggles there is always the evolvement of the human spirit that shines through the time.
Melissa Andrade, Coordinator of IPC-IG’s South-South Learning Unit
Eric
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Un petit apparté dans le suivi de notre projet pour vous proposer un article que j’ai trouvé très intéressant, sur l’excellent blog idea4sdevelopment. Il s’intitule De l’architecture aux réseaux : l’aide dans un monde à géométrie variable et a été écrit par Minouche Shafik, la secrétaire permanente du DFID (le ministère britannique pour le développement international).
En très raccourci : elle y développe l’idée que le secteur de l’aide est en train de se fragmenter (les acteurs se multiplient, de nouveaux acteurs apparaissent), mais que dans le même temps, il devient plus bilatéral (plus d’acteurs spécialisés pour moins de compromis inhérents aux programmes de développement très larges).
Elle constate une augmentation des projets de petite et moyenne ampleur, ce qui rend la coordination des actions plus délicate. Elle formule ainsi 3 recommandations à destination des acteurs du développement :
1/ établir des réseaux appropriés pour coordonner les solutions aux problèmes mondiaux
2/ se concentrer sur ses avantages comparatifs
3/ établir une responsabilité mutuelle plus claire entre donateurs et bénéficiaires
(facile à dire : – )
L’article anticipe une augmentation probable des partenariats entre secteur privé, ONG et gouvernements (j’en suis convaincu aussi ! bon, c’est une conviction bien moins étayée, j’en conviens… : ), et un renforcement du rôle et de l’impact des ONG. Ceci aurait pour conséquence un nécessaire besoin de transparence et de responsabilité accrues de la part des ONG, qui devrait progresser dans ces domaines.
Dans un monde de l’aide au développement “en réseau”, l’efficacité de l’aide et le rôle des pays bénéficiaires pour l’améliorer se trouveront renforcés. Minouch Shafik souligne par ailleurs le risque d’augmentation des mauvais projets, et de fait l’importance de l’analyse comparative et de l’évaluation (magnifique occasion pour moi de mettre un lien vers le Poverty Action Lab et la chaire Savoirs contre pauvreté du Collège de France : si vous ne connaissez pas, c’est à découvrir absolument !). Elle évoque enfin comme piste de réflexion la labellisation des acteurs de l’aide, thème dont je n’avais jamais entendu parlé et qui est intéressant.
Promis dès ce soir ou demain nous reviendrons à des choses plus terre à terre, avec des nouvelles de Bérégadougou.
Eric