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Cher(e)s Ami(e)s de Génaf,
Toute l’équipe Génaf est heureuse de vous annoncer que le projet Génaf Sénégal 2011 a été un grand succès !
Grâce au soutien que vous nous avez apporté, le projet de construire deux salles de classe équipées numériquement dans la Communauté Rurale de N’Gogom, au Sénégal a pu être réalisé.
Les salles de classes numériques inaugurées fin août en présence de toute la communauté rurale et de ses représentants locaux, permettent dès à présent à des centaines de collégiens sénégalais de suivre l’intégralité du programme scolaire dans des conditions optimales.
Cette expérience inoubliable pour les génafiens et les sénégalais nous donne envie de la partager avec vous. C’est donc avec le plus grand plaisir que l’association Génaf vous convie à l’inauguration de son exposition :
École d’avenirs au Sénégal
La classe de Bambey-Sérère
Le vendredi 16 décembre 2011, à 19h30 au petit Théâtre d’Asnières-sur-Seine
Au programme de la soirée : Projection, présentation du projet, intervention de bénévoles et animations africaines.
En espérant avoir le plaisir de vous accueillir le Vendredi 16 Décembre.
Nous vous remercions pour votre soutien,
L’équipe Génaf
Adresse de l’exposition :
Petit Théâtre d’Asnières-sur-Seine, 16 place de l’Hôtel de Ville – 92600 Asnières-sur-Seine
PS : Le petit Théâtre de la ville est situé dans le centre ville d’Asnières, à proximité de la mairie. Vous pouvez y accéder par le métro d’Asnières – Gabriel Péry (ligne 13), puis 7mn de marche ou prendre le bus 175 arrêt Mairie d’Asnières.
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Grand rendez-vous national de sensibilisation, la Semaine de la Solidarité Internationale rassemble au mois de novembre depuis 1998 tous ceux qui souhaitent agir pour une meilleure compréhension de la solidarité internationale.
Durant cette semaine, des manifestations s’organisent partout en France et sont l’occasion de dépasser les idées reçues, d’échanger et de s’interroger sur ce que nous pouvons faire pour changer les choses, et rendre ce monde plus solidaire à travers des actes quotidiens en proposant des pistes d’actions concrètes à la portée de tous.
Cette semaine est pour Génaf l’occasion de faire partager aux autres sa vision du monde et de sensibiliser un public large à la solidarité internationale. La solidarité n’est pas qu’une action, elle est aussi une vision du monde, des autres, de la tolérance et cela passe par tous nos actes au quotidien.
Génaf s’inscrit dans la démarche de la Semaine de la Solidarité Internationale et s’implique auprès de publics différents pour faire passer ce message.
Pendant cette semaine, Génaf propose une exposition à la Mairie de Malakoff du 7 au 20 novembre prochain, et plusieurs interventions dans les établissements scolaires (collèges et lycées) seront organisées.
Aurélie
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La semaine de formation à laquelle nous avons participé la dernière semaine du projet s’est très bien déroulée. Les professeurs étaient vraiment envieux d’apprendre et de découvrir le logiciel Sankoré. Ils étaient tous extrêmement sympathiques et ravis de pouvoir échanger avec nous sur les différences culturelles entre les deux pays. De plus, tous les midis nous avions droit a de vrais festins grâce au talent des cuisinières de l’espace Thially!
Le moment le plus fort de mon aventure restera le jour où l’on a distribué cahiers, stylos et bonbons aux élèves de CE1 avec Sarah, une autre bénévole de Génaf. Les enfants semblaient tellement heureux de recevoir ces cadeaux pourtant si simples, c’était comme si l’on offrait à un européen un ordinateur portable ou autre chose de grande valeur. Une fois la distribution terminée, ils nous ont tous serrés la main en nous disant merci avec un grand sourire, et en nous disant ” Ami, Ami”. L’émotion était telle, que nous n’avons pas pu nous retenir de pleurer à grosses larmes avec Sarah. Ce moment restera encore plus important pour elle, car c’était son dernier jour de cours, elle partait le samedi suivant.
D’autres grands moments restent également inoubliables, comme par exemple la fête célébrant la fin du ramadan, l’inauguration des salles de classe, toutes ces après-midis passées à boire du thé, la fin de la formation à Dakar marquant la fin du projet sur place…et encore pleins d’autres resteront gravés !
En résumé, ce fut une aventure incroyable, de très belles rencontres, de très bons moments et un projet ambitieux!
Solène
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Il y a une semaine, Solène, Marjorie et Florent ont foulé le sol français, scellant la fin de la phase de réalisation sur place du projet au Sénégal.
Ce projet, qui aura duré 3 mois (du 25 juin au 24 septembre), a vu la construction de 2 salles de classes dans le CEM de Bambey-Sérère et leur équipement en matériel numérique. L’équipe Génaf a également mené avec succès des volets éducatifs et culturels auprès des enfants du village et co-organisé une formation aux outils d’éducation numérique à Dakar la semaine dernière.
D’ores et déjà et avant de dresser un bilan objectif et chiffré de notre intervention, nous pouvons affirmer que les actions que nous avons menées ont été une réussite, autant pour les bénévoles qui y ont participé, pour nos partenaires institutionnels et associatifs, pour les professeurs du CEM, que bien sûr pour le public local qui était ciblé par ce projet.
Les bénévoles partis sur le terrain ont été les principaux artisans de ce succès et à ce titre, nous tenons à témoigner à chacun d’eux nos chaleureux remerciements pour votre investissement, votre énergie et votre dévouement au service de ce projet, que nous avons construit ensemble le plus fidèlement à nos valeurs et à notre vision de la solidarité internationale. Au cours de cette aventure, démarrée il y a de nombreux mois déjà, chaque bénévole a su se mettre au diapason de l’équipe, contribuant à dégager une cohésion collective qui a fait notre force. Vos efforts et votre altruisme sont le socle de notre succès !
Grâce à ce projet, riche en émotions et en rencontres, les élèves du Collège de Bambey-Sérère pourront bénéficier de nouveaux équipements à la rentrée prochaine !
Cependant, si la présence de Génaf est terminée pour le moment au Sénégal, il n’en reste pas moins à faire ici pour faire partager auprès de tous cette expérience inoubliable.
A suivre!
| Aurélie CauwelierCoordinatrice Générale | Grégoire MialetPrésident | Mathieu PalandreChef de Projet – Sénégal 2011 |
| Eric BonifaceVice-Président | Laurine ArnouldTrésorière | Marie JeanbrauSecrétaire générale |
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Les nouvelles technologies et le tableau numérique interactif – Les TIC au service du développement
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) regroupent les techniques modernes de traitement et de transmission des informations. Ces nouvelles technologies contribuent de plusieurs façons à améliorer l’acquisition de connaissances dans diverses matières d’enseignement et le développement des attitudes qui sont reliées à ces connaissances. Elles ont aussi le pouvoir de stimuler la recherche d’une information plus complète sur un sujet et favorisent les relations entre diverses connaissances ou données.
Le tableau numérique interactif, quant à lui, est un dispositif alliant les avantages d’un écran tactile et de la vidéoprojection. Il s’agit d’un écran relié à un ordinateur, capable de retransmettre les informations de l’ordinateur et de reconnaître la position du stylet sur l’écran. Ainsi, dans une classe équipée numériquement, un simple mur blanc peut devenir un écran géant d’ordinateur sur lequel l’enseignant ou ses élèves peuvent, à l’aide un stylet, écrire, effacer, faire apparaître des textes, des illustrations, des ressources multimédia, des exercices interactifs, etc. L’interactivité des leçons et leur diversité permettent aux élèves de mieux comprendre et assimiler les notions complexes. Les enfants apprennent à nouveau avec plaisir.
De plus, la technologie des vidéoprojecteurs interactifs est particulièrement adaptée à la problématique des classes africaines, où le nombre d’enfants par classe est parfois très important et dans lesquelles il n’est pas toujours possible d’obtenir des manuels scolaires pour chaque enfant. Cela permet aux enseignants de multiplier les ressources de leurs cours, ils peuvent diversifier leurs contenus et jouer sur l’interactivité pour stimuler la curiosité et la concentration des élèves, qui souvent, étudient dans des conditions difficiles ; chaleur étouffante, accès limité aux informations, classes surchargées qui ne facilitent pas ni la compréhension ni le suivi personnalisé des élèves en difficulté.
Pour beaucoup, le droit à l’information correspond un droit fondamental car il détermine l’avenir de millier d’enfants. Avec la mondialisation, les informations circulent de plus en plus facilement entre les individus du monde entier et sur cette nouvelle avancée déterminante pour les années à venir, l’Afrique reste en marge une nouvelle fois. C’est dans le souci de limiter cela que le projet Sankoré a vu le jour, et Génaf, conscient et convaincu que l’éducation doit être une priorité pour les pays en développement, a souhaité y participé en mettant en place dans le cadre de son projet Sénégal 2011 deux salles de classe numériques.
Ce dispositif Sankoré est un moyen innovant pour réduire la fracture numérique en Afrique, en mettant la connaissance et la technologie à la portée de tous.
Le projet en cours au Sénégal
Afin d’être en mesure de tirer profit au maximum des classes numériques, plusieurs professeurs du Collège de Bambey Sérère participent à une formation destinée à leur fournir toutes les informations nécessaires à l’utilisation des ressources et à la création de cours interactifs.
La formation Sankoré organisée en collaboration avec la Communauté de Matam et leurs partenaires français, la Mairie de Mantes-la-Jolie et l’Adefram, a commencé hier, lundi 19 septembre et se déroulera sur toute la semaine. Durant cette semaine, huit professeurs de la Communauté rurale de N’Gogom et huit autres de la Communauté de Matam seront formés à l’utilisation du logiciel Sankoré et à la gestion des données. L’apprentissage commun de ces professeurs leur permettra de créer un réseau d’échange de bonnes pratiques et de soutien pour la résolution des problèmes rencontrés.
Afin que chaque professeur puisse bénéficier d’un apprentissage et d’un suivi personnalisé, trois bénévoles de Génaf, Solène, Florent et Marjorie, assistent le formateur, Antonio Da Silva, toute cette semaine.
La première journée d’hier s’est très bien passée, les bénévoles de Génaf se sont sentis vraiment utiles auprès des professeurs et ont pu échanger et sympathiser avec eux.
Retour en images.
Aurélie
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Du soleil à la grisaille parisienne, d’une complète aventure à des souvenirs plein la tête, il n’y a pas à dire, nous sommes de retour !
Le séjour n’a pas commencé dans la légèreté puisque dès l’aéroport nous avons compris que ce séjour ne serait pas de tout repos !!! 5 heures de retard…c’est un bon départ ! Le point positif : une session 3 qui arrive soudée !
Enfin arrivés, première rencontre avec Kara, retrouvailles avec Marion puis le départ pour notre destination finale : la case des tout-petits à Bambey Sérère. La roue tourne et c’est avec joie que nous découvrons notre moyen de transport : le pick-up. Oubliés les soucis de l’aéroport, l’aventure sénégalaise commence enfin… je retrouve des sensations familières africaines et c’est le bonheur !
Il sera difficile de résumer le mois passé en quelques lignes, je donnerai donc mes impressions sur différents points qui concernent le projet:
Le chantier : à notre arrivée, il avait énormément avancé (si bien que nous parlions déjà de la pose du toit) ; à notre départ, le toit n’était toujours pas là… ! Pour expliquer ce revirement de situation, plusieurs facteurs : les collégiens qui passaient le brevet, le début de l’hivernage, le début du ramadan. Nous avons quand même travaillé : fabriquer du béton pour les chainages, le sol; du ciment pour les dernières briques, pour l’enduit des murs, chaînes de seaux; portés de briques et grattages de briques et planches. Le chantier n’aura pas été des plus faciles et nous aura permis de rencontrer des ouvriers peu bavards mais blagueurs !
Le projet éducatif : nous sommes au Sénégal, en Afrique, et rien ne se passe jamais comme prévu… d’une liste d’élèves préétablie par les professeurs des écoles concernées par le projet aux listes « définitives », beaucoup de choses ont évolué. Une fois les nouvelles classes constituées, les cours de soutien ont pu débuter et se dérouler au mieux grâce à la motivation des bénévoles qui ont pris le temps de préparer avec soin leurs cours, jeux. J’ai d’ailleurs été épaté par leur motivation face à des élèves en grandes difficultés, principalement en français, et leur capacité à préparer des cours adaptés aux niveaux des élèves.
Le projet culturel : dans la même logique que le projet éducatif, le projet culturel a débuté dans le désordre ! Au-delà de l’organisation rendue difficile par des enfants parlant peu le français, la majorité des activités proposées a été un succès : le traditionnel « land art », les jeux collectifs, les jeux de société, les pliages d’origami, la fabrication de mobiles et de magnifiques olympiades !
La vie génafienne : comme pour les anciens projets, la vie en communauté est une des facettes du projet…malgré les caractères de chacun, les humeurs ; la bonne ambiance aura bel et bien été présente pendant un mois: dans les discussions, délires et même les silences !!! Côté alimentaire, j’aurai eu l’occasion de manger sur une natte, à l’aide d’une cuillère ou d’une fourchette, en collectif, des plats traditionnels sénégalais (même si point trop n’en faut !).
Au-delà du projet, l’aventure aura été remplie de supers rencontres (des génafiens, des acteurs du projet, des sénégalais !) et de merveilleuses visites (Bambey Sérère, Ndem, Touba, Mbour, île de Gorée, Toubab Dialaw…), grâce à divers moyens de locomotions (charrette, pick-up, bus, taxi, bateau). Tout cela restera gravé en moi et m’aura beaucoup apporté !!! Merci.
Orly
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Le chantier avance doucement et malheureusement, le toit n’est pas arrivé dans les temps car depuis la commande et la facturation, la manutention à Diourbel a pris du temps et on ne l’attend désormais qu’en début de semaine prochaine.
Le dallage final, les fenêtres et portes et les finitions doivent attendre le toit. Cependant, aujourd’hui nous avons réalisé la chape de béton sur le sol : assez physique mais très enrichissant pour les bénévoles ! L’électricité est désormais posée et notre jovial électricien attend les finitions murales pour pouvoir poser les lampes, le boitier découpleur et les prises.
Nous essayons de limiter le retard en anticipant sur certains postes. Les fenetres et portes ont bien été commandées.
Concernant le projet éducatif, nous avons noté plusieurs soucis qui ont considérablement mobilisé les bénévoles : un fort taux d’absentéisme et une mise en échec de nombreux élèves sur le français (nous nous occupons des élèves identifiés comme en difficulté). Si beaucoup ont des lacunes pour lire et écrire français, il est à noter que certains ne comprennent même pas la langue ce qui ajoute à la difficulté de l’exercice. Nous avons également fait face à des troubles comportementaux chez plusieurs enfants. Nous n’avons donc pas été de trop de 3 par classes de 15 à 20 élèves pour essayer d’avoir un impact réel sur l’investissement des enfants vers le savoir. Ces obstacles demandent une implication et une patiente plus importantes de la part des bénévoles.
Le projet culturel se déroule quant à lui très bien. Cependant, la session 3 a eu du mal à mettre en place les groupes car il n’y avait pas de listes. Les premiers ateliers ont vraiment patiné du à une mauvaise formation des bénévoles en particulier et du retard a été pris. Mais depuis l’arrivée de la session 4 et la confection de listes d’élèves, nous avons régulièrement 60 élèves qui participent aux ateliers du jeudi et du vendredi. Ca marche du tonnerre !
Aujourd’hui, nous avons réalisé les olympiades et ce fut, à vrai dire, un très grand moment. 6 équipes de 8 participants déchaînés, menés par un bénévole Génaf, concourraient pour le titre de Champion Olympique de Bambey Sérère 2011. Ils devaient pour cela réaliser les meilleures performances dans 6 épreuves : lancer du poids, tirs aux buts, chamboule-tout, courses de dromadaire, parcours du combattant et relais pieds et mains liées. Chaque stand était tenu par un bénévole Génaf ou un partenaire du foyer des jeunes de Ngogom. L’équipe blanche, menée par Fanny, s’est imposée dans ce championnat où régnaient le fair-play et la bonne humeur et où chaque élève a pu trouver sa place dans le respect de l’esprit olympique. L’équipe bleue, menée par Cendrine, et l’équipe Rouge et Noir, menée par Grégoire, complètent le podium et finissent 2èmes ex-aequo. Beaucoup de sourires et de souvenirs pour les enfants comme pour les bénévoles Génaf… Grégoire
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El Hadj, le président du foyer des jeunes de la communauté rurale de N’Gogom (dont fait partie Bambey Sérère), a été notre principal contact pour l’organisation et le lancement du projet éducatif. Dès notre arrivée, il a établi avec l’aide des professeurs des 3 écoles primaires de Bambey des listes d’élèves en difficulté ayant besoin de notre aide. C’est également lui qui a engagé un crieur pour répandre la nouvelle du début des cours dans le village.
Quelques jours après une première tentative de lancement du projet avortée suite aux travaux des champs – les enfants de primaire, déjà à leur âge, aident souvent leurs parents à cultiver le mil – et une deuxième annonce du crieur sans tenir compte des listes préalables, nous avons accueilli environ 80 enfants dans la cour de l’école primaire. Ils nous regardaient avec leurs grands yeux curieux et nous adressaient des sourires plein de vie. Tous voulaient participer aux cours, mais nous avons dû limiter les effectifs à une vingtaine par classe pour pouvoir offrir aux élèves un suivi individualisé.
Chaque niveau (CP, CE1, CE2 et CM) a été pris en charge par un binôme de génafiens. Une fois les élèves inscrits et informés de la nécessité de venir régulièrement pour garder leur place dans le cours, nous leur avons fait passer de petites évaluations pour connaître le niveau de chacun et pouvoir les répartir en petits groupes. Les classes se sont avérées très hétérogènes. Pour ma part, je me suis occupée des CE1 : certains d’entre eux avaient encore du mal avec l’alphabet, tandis que d’autres étaient déjà capables d’écrire correctement des mots de plusieurs syllabes. Ce fossé était flagrant surtout en français, tandis qu’en mathématiques les opérations et résolutions de problèmes simples étaient en général maîtrisées.
La session 2, dont je fais partie, n’a pu donner que quelques jours de cours, mais cela restera un souvenir inoubliable : les enfants étaient très motivés pour apprendre, participaient aux activités avec enthousiasme, et faisaient de leur mieux pour écrire lettres et syllabes, résoudre additions et soustractions, reconnaître des figures géométriques ou simplement réciter l’alphabet. Nous nous sommes tous rendus compte que le métier d’enseignant n’est pas une mince affaire, mais qu’au fil des semaines les élèves progresseront rapidement !
Céline.
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Un mois de chantier et on dirait les deux salles de classe presque terminées. A notre arrivée début juillet les fondations venaient d’être creusées. A notre départ, les murs sont achevés.
Les quatre semaines de chantier furent très enthousiasmantes. Chaque jour, grâce aux efforts conjoints des bénévoles Génaf, des ouvriers sénégalais et des habitants de Bambey, il avançait, couche après couche.
Quelques journées à mélanger le sable et le ciment pour faire le millier de parpaings pleins et creux nécessaires à la construction. Beaucoup de pelletées pour creuser, mettre à niveau, déblayer puis reboucher. Des litres de sueur pour déplacer les sacs de ciment de cinquante kilos, mélanger à la pelle le mortier ou le béton et transporter tout ça sans faire tomber les brouettes. Quelques émotions aussi en voyant les ouvriers et bénévoles sénégalais marcher sur les échafaudages branlants dont on se demande encore comment ils pouvaient tenir.
Un travail physique donc, mais très stimulant. Quoi de mieux que de pouvoir constater chaque soir l’étendue du travail accompli ensemble. Et quelle leçon pour nous, petits français habitués à l’omniprésence des machines, que de voir qu’ici tout est fait à la main. Pas de pelleteuse, pas de bétonnière, pas de brique toute faite, pas d’échafaudage. Ici tout est manuel avec pour seuls outils quelques pelles, deux brouettes, des seaux, un niveau et quelques planches. Alors, par la force des choses on a appris, et on est tous devenus des petits artisans en herbe, des professionnels du « tassage » de briques, du mélange de béton et du raclage de sable. Tout un art !
On aurait bien aimé voir le chantier jusqu’au bout, mais il fallait bien laisser la place aux autres. On se contentera donc des photos et des histoires qui ne manqueront pas de rythmer la suite de la construction. Et il reste encore du travail : le toit à poser, l’électricité à installer ou le sol en béton à faire. De quoi occuper encore plusieurs semaines les nouveaux arrivants et leur garantir quelques ampoules bien méritées !
François
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C’est le deuxième jour d’épreuve pour les élèves de troisième qui passent environ 6 matières dont le niveau est largement supérieur à celui exigé en France. Le chantier est interrompu pendant 3 jours afin de ne pas déranger les élèves. C’est l’occasion pour nous de visiter Ndem, village qui se trouve à une heure de charrette de Bambey Sérère. La balade en charrette est pour tous un moment très agréable : les champs à perte de vue, les arbres majestueux ainsi que les soubresauts si caractéristiques nous font préférer la charrette à tout autre moyen de transport.
Le village de Ndem respire la quiétude et diffère des autres par son mode de vie très particulier guidé par le Baye Fall. Celui-ci est un culte musulman dont l’origine est principalement la culture wolof, se séparant délibérément de la culture arabe. Certains éléments de la culture wolof comme les locks, les boubous, les toges multicolores, la large ceinture sans oublier la poésie et la musique font ainsi partis des us et coutumes Baye Fall. Ce mode de vie qui prône l’humilité et le don de soi accorde également beaucoup d’importance à la valeur du travail. Ainsi, les Baye Fall considèrent que chacun a quelque chose à apporter à la communauté à travers l’artisanat, l’agriculture ou encore l’art.
Cette philosophie de vie se reflétait clairement dans les paroles d’Aïssa, femme sans âge ayant choisi de quitter sa France natale pour s’installer au village de Ndem avec son mari, marabout et homme d’action selon les Baye Fall. Cela explique sans doute les nombreuses initiatives mises en œuvre par le couple : développement de projets éducatifs, sanitaires et économiques.
Assis sur une natte et buvant du jus de bissap, nous écoutions admiratifs Aïssa qui nous expliquait qu’à leur arrivée, le village subissait les conséquences de l’exode rural, de la sécheresse ainsi que de la monoculture. Les villageois ne travaillaient donc que pendant l’hivernage sans autre activité le restant de l’année. Un atelier artisanal a ainsi été créé afin d’exporter les produits vers l’Europe et permettre à 300 villageois de travailler tout au long de l’année. De plus, un combustible à base d’argile et d’écorce d’arachide est fabriqué au village et permet d’obtenir une énergie écologique et peu chère.
De cette femme totalement intégrée à la culture sénégalaise se dégageait une force peu commune et ses paroles humbles, mesurées et pertinentes nous firent prendre conscience de la patience et du courage dont il faut faire preuve lorsque l’on souhaite faire avancer les choses.
Andréa Rodriguez











